jeudi 31 décembre 2009



Tiens, voila du Top 20.

Au chamboule-tout on gagne à tous les coups.

Donc, nous y voila...

Alors, avant tout, deux choses.

Premièrement j'ai légèrement customisé mon top en changeant certains films de place.
On s'en fout, me direz vous, à part le Top 3 ci-contre vous ne connaissez pas encore mes préférences. Mais justement, l'un de ces changements concerne le haut du panier, avec l'inversion (ou "l'interversion") de "Fish Tank" et du "Ruban Blanc".

A part ça ?

Et bien à part ça l'autre détail d'importance c'est que je n'ai finalement pas encore eu le temps d'aller voir "Max et les Maximonstres".
Et que je compte bien le faire dans un futur proche.
Donc, si c'est si bien que ça (paraitrait, faut voir...), comme il est sorti en 2009, ça pourrait bien bouleverser ce classement ainsi que celui "spécial Bifff".
Au quel cas je publierai des updates mais on n'en est pas encore là.

En attendant de voir, donc, voici - sonnez trompettes, battez tambours, chantez cromornes - le Top 20 de les meilleurs films 2009:

1. "Un Prophète" de Jacques Audiard (F).

2. "Fish Tank" de Andrea Arnold (UK).
3. "Le Ruban Blanc" de Michael Haneke (AU).
4. "A l'Origine" de Xavier Giannoli (F).
5. "Avatar" de James Cameron (USA).
6. "Watchmen" de Zack Snyder (USA).
7. "Public Enemies" de Michael Mann (USA).
8. "Gran Torino" de Clint Eastwood (USA).
9. "Inglorious Basterds" de Quentin Tarantino (USA).
10. "The Wrestler" de Darren Aronofski (USA).
11. "Antichrist" de Lars von Trier (DK).
12. "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" de David Fincher (USA).
13. "Harvey Milk" de Gus Van Sant (USA).
14. "Les Noces Rebelles" de Sam Mendes (USA).
15. "L'Armée du Crime" de Robert Guédiguian (F).
16. "Looking for Eric" de Ken Loach (UK).
17. "Les Herbes Folles" d'Alain Resnais (F).
18. "Whatever Works" de Woody Allen (USA).
19. "Micmacs à Tire-Larigot" de Jean-Pierre Jeunet (F).
20. "Etreintes Brisées" de Pedro Almodovar (S).

- Meilleurs Acteurs 2009:

Mickey Rourke (The Wrestler).
Charlotte Gainsbourg (Antichrist).
Niels Arestrup (Un Prophète).
Marisa Tomei et Evan Rachel Wood (The Wrestler).

- Révélations de l'année:

Tahar Rahim (Un Prophète).
Katie Jarvis (Fish Tank).
Michael Shannon (Les Noces Rebelles).

- Escroquerie de l'année:

Eh non ! Même pas "Paranormal Activity" mais bien... "Slumdog Millionaire". Didju ! (ou alors "Misère !")

- Attentes pour 2010:

On continuera les "Qu'est-ce qu'on attend ?" pendant le mois de janvier.

Ah oui: et Smaïn est toujours aussi mauvais.

Allez, hop !

Bonané.


lundi 28 décembre 2009



Qu'est-ce qu'on attend ?

- "Shutter Island" de Martin Scorsese (USA); avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Michelle Williams, Ben Kingsley, Emily Mortimer, Max von Sydow...

+ Pourquoi on l'attend ?

Parce que c'est le nouveau Scorsese, tiens.

Parce que c'est adapté d'un bouquin de Dennis Lehane et que, de "Mystic River" en "Gone Baby Gone", on peut dire que jusqu'ici le cinéma lui a plutôt réussi.

Parce que les premières images font penser à un bon vieux thriller "à l'ancienne".

Parce que c'est un film à twist et que, par ici, on aime ça, les films à twist.

+ Pourquoi on balise ?

Parce que c'est adapté d'un bouquin de Lehane, certes, mais que, pour l'avoir lu, je peux vous dire que c'est pas son meilleur. Mais le twist est bien amené (ha ha).

Parce qu'après quatre collaborations consécutives, on serait content de voir Scorsese et DiCaprio aller chercher ailleurs. Vers d'autre cieux, d'autres acteurs et réalisateurs.

A part ça...

A part ça, ça va.

+ Verdict ?

24/02/2010.

vendredi 25 décembre 2009



Du rab de top en direc' du Bifff !

Têteur de Carapils, gore hongrois, klaxon, tout ça...

On commence à avoir l'habitude et donc, dans la bonne tradition de ces fins d'années, voici, en attendant le Top 20 "définitif" (encore une paire de films à voir et quelques customisations à effectuer) le classement especial S.F., horreur, fantastique etc.

Et donc, roulez tambours, voici le Top 10 pour 2009:

1. "Avatar" de James Cameron (USA).

Wééééééééééé, le scénario est pas original pour un sou. Okéééééééééééééé, le "message" est limite neu-neu.
Bon, d'accord.
Mais, trève d'hypocrisie, est-ce qu'on y va pour ça, je vous l'demande ?
Alors, oui, c'est un peu du tout-à-la-technologie mais comme c'est pour créer un univers vraiment original et surprenant et qu'on en prend plein les mirettes pendant presque trois heures sans s'emmerder ne fût-ce qu'une seconde, va-t-on bouder stupidement son plaisir ? Hein ?
Ben non, tiens.


2. "Watchmen" de Zack Snyder (USA).

Vingt ans qu'on l'attendait mais ça valait la peine !
L'adaptation presque parfaite ("presque", oui, quand même. Les scènes sur Mars restent un peu difficiles à avaler) d'une des plus grandes BD de ces dernières années emballée magnifiquement pour donner forme à l'un des plus beaux films de genre récents.
Un film où absolument rien n'est laissé au hasard: direction artistique, casting, réalisation et même B.O. ...
Magnifique et tout simplement culte !


3. "Antichrist" de Lars von Trier (DK).

Oui, parce qu'après tout c'est AUSSI un film d'horreur...
Et un sévère, encore !


4. "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" (The Curious Case of Benjamin Button) de David Fincher (USA).

Un peu le contraire d' "Avatar" en somme: la technologie mise non pas au service de la création d'un monde (excusez du peu !) mais bien, tout simplement, à celui d'une histoire.
C'est simple et efficace. Et surtout très émouvant (difficile de ne pas avoir une légère mouillette sur la fin).


5. "Star Trek" de J.J. Abrams (USA).

BEST STAR TREK EVER !!!!!!!

6. "The Box" de Richard Kelly (USA).

Un hommage solide à la S.F. parano des années 50/60 (du genre qui fout les boules). Le pitch de l'année. Un sous-texte maousse costaud. Une interprétation top notch et des citations en pagaille.
Après "Donnie Darko" et "Southland Tales", Richard Kelly confirme qu'il est décidément un cinéaste avec lequel il va falloir compter.


7. "District 9" de Neill Blomkamp (SA).

Multiforme, faussement bricolé, politiquement incorrect, le film de Blomkamp (produit par Peter Jackson, quand même) est une preuve supplémentaire que l'année 2009 fût un grand cru au niveau de la S.F.. Et ce malgré une fin redondante et bâclée... Et un buzz peut-être un peu trop appuyé.

8. "Jusqu'en Enfer" (Drag Me to Hell) de Sam Raimi (USA).

Le retour aux affaires de Papa avec un petit film teigneux, crade, gore et rigolo qui lorgne fortement du côté de ses premiers "Evil Dead" (avec plus de moyens quand même) après peut-être un peu trop d'années passées à caliner les super-héros masqués.
Bancal mais jouissif !


9. "Morse" (Lat den Rätte Komma In) de Tomas Alfredson (SW).

Le grand vainqueur de l'année au Bifff ET à Gérardmer est en quelque sorte l'anti-"Twilight": cette histoire d'amitié entre un gamin brimé et une jeune vampire avance tout en finesse et en ambiance, bien aidé par un scénario et des personnages solides, une splendide réalisation spectrale et deux jeunes acteurs fort attachants.
Pas spectaculaire pour deux sous mais réellement de toute beauté (et, oui, je sais, c'est une bête expression).

10. "Grace" de Paul Solet (USA).

Froid, clinique et appuyant surtout là où ça fait mal, ce premier film qui lorgne à la fois vers David Lynch, Sean Ellis et le cinéma scandinave, ose aborder de manière frontale des sujets qui dérangent, voire qui sont limite tabous. Et qui plus est, il le fait de fort belle et surtout de fort originale manière en n'hésitant pas non plus à jouer la carte de l'humour ou même celle du gore.
Une petite merveille de cinéma indépendant intelligent qui a en plus le bon goût d'éviter la surenchère facile. A se demander comment le jury du 7ème Parallèle a pu passer à côté de ça pour couronner à la place le plus mauvais film de la carrière de Kim-Ki-duk...
Enfin...

Et voila, c'est fini et - Oh ! Merveille ! - contrairement aux deux années précédentes on est arrivé à dix ! Et même plus car des films comme "Ricky", "The Children" ou même l'étonnant remake de "La Dernière Maison sur la Gauche" auraient pu se retrouver au palmarès.

A se demander ce que nous réserve l'année 2010, tiens !

lundi 21 décembre 2009


La valse des tops.

Eh ouais, on en est là.

Déjà !

Dernière ligne droite pour 2009, 2010 pointe le bout de son nez et avec les frimas, le sapin et les crises de foie, revient également la saison des tops de fin d'année.

Et comme c'est désormais une tradition bien établie, on commence comme toujours et en fanfare avec le fabuleux Flop 5 !

Alors donc quoi ? Quelles sont les pires bouses de cette année, me direz-vous ? Hein ?

Eh bien, avec le pire du pire en nou - nou - nou - nouméro UNO, les losers (avec un seul "o", merci) of the year sont:

1. "Anges & Démons"; de Ron Howard (USA).
Le pape en parachute ! Le pape en parachute !
Mouahahahahahahahahahahahahaha !
Quoi que, quand on y pense, y a-t-il vraiment de quoi rire ?
Bon, il est vrai que c'est du Dan Brown, que le premier était déjà tout naze, que Ron Howard est un affreux tâcheron, tout ça, tout ça...
Certes, certes mais il n'empêche.
Je crois quand même honnêtement que ce truc hallucinant est la chose la plus désespérément crétine qu'il m'ait été donné de voir sur grand écran au cours de ces dix dernière années.
Avec "La Momie 3" (number one ici l'année dernière, tiens, d'ailleurs), allez...
Comment Rouky a réussi la même année à nous torcher ça et un "Frost/Nixon" de toute haute tenue, celui-là, voila un mystère que même Robert Langdon n'est pas près d'éclaircir.

2. "Wolverine"; de Gavin Hood (USA).
Kitsch, tourné avec les pieds, mal foutu, chiantissime, abominablement premier degré et réussisant la gageure de passer complètement à côté du personnage: "Wolverine" est, malgré la présence au générique du toujours estimable Hugh Jackman, la preuve en images - après la catastrophe industrielle du troisième opus chié sur un mur par Brett Ratner - qu'il faut maintenant arrêter les conneries, ranger la franchise "X-Men" au placard et jeter la clé.
Loin.
Le truc c'est qu'il viennent d'annoncer la mise en chantier d'un préquel à la série originale.
Ah la la ! On n'est pas rendus, moi j'vous l'dit.
Misère !

3. "Humains"; de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin (F).
C'est clair qu'à quelques rares exceptions près (histoire de dire qu'on confirme la règle), style "Martyrs" ou "A l'Intérieur", les français et les films de genre ça n'a jamais vraiment fait bon ménage.
Non, c'est sur.
Oui, mais ici et sans mauvais jeu de mots on atteint des sommets, quand même.
Si je vous disais que ce brol est le seul film à avoir été chroniqué sur Nanarland dès sa première semaine d'exploitation ?
Ca donne le vertige, hein ?
Ben oui, et pas qu'un peu.
Scénario inepte (la survivance de l'Homme de Néanderthal, voyez l'genre), dialogues involontairement drôles, effets navrants, interprétation en roue libre... C'est bien simple, c'est plus un film, c'est un catalogue !
Y aurait pas eu les deux croûtes ci-dessus, d'ailleurs...

4. "Paranormal Activity"; de Oren Peli (USA).
Eh oui ! Je sais que ça va faire mal à certains mais voila, c'est comme ça.
L'arnaque de l'année, après "Hostel", "[REC]" et "L'Orphelinat" (et sans préjuger de "[REC] 2", pas encore vu).
Bon, je vais pas retourner le couteau dans la plaie, je crois avoir tout dit dans ma récente critique mais bref: il se passe rien, on se fait chier, c'est pas filmé, pas interprété et surtout, quoi qu'en disent certains: ça fait pas peur, bordel de cul de singe !
Et comme on était un peu venus pour ça...

5. "Elève Libre"; de Joachim Lafosse (B).
Pédant, péteux, bavard, prétentieux, faussement sulfureux, creux et donneur de leçon.
Haut la main le film le plus minablement désagréable de l'année écoulée.
Et le fait qu'il soit belge ne change rien à l'affaire, croyez moi !

Accessit également à "Che - Première partie: L'Argentin"; de Steven Soderbergh (USA). Malgré la prestation solide de Benicio Del Toro, je me suis tellement emmerdé devant ce film qu'au bout de 30 minutes de projection, je savais que je n'irai pas voir la suite.
Je crois que tout est dit.

Allez, zou ! Emballé.

Et la suite bientôt, les zozos...


Girl, Interrupted !

C'est tout de suite moins geek que Dan O'Bannon mais c'est quand même suffisamment surprenant (et surtout triste) pour qu'on en parle: la charmante Brittany Murphy ("Sin City", "8 Mile", "Pas un Mot", "Une Vie Volée*"...) est décédée d'une crise cardiaque hier matin, tôt.

Outre les films cités ci-dessus, on se souviendra surtout d'elle pour son rôle de lesbienne nympho et psychopathe dans le cultissime "Freeway" de Matthew Bright où, en une poignée de scènes seulement, elle volait largement la vedette à la fadasse Reese Witherspoon (qui s'est rattrapée depuis, avouons-le mais c'est pas le sujet).

Enfin, moi je m'en souviens en tout cas. Et je suis pas prêt de l'oublier, tiens !

Et puis, une fois de plus, je sais que ça m'obsède mais bon...

32 ans, est-ce que c'est un âge pour mourir ?

Je vous le demande...


(* "Girl, Interrupted", en V.O.)

vendredi 18 décembre 2009



Dans l'espace, personne ne vous entend pleurer*...

J'aurais pu aussi vous parler de Gilles Carle ou Jacques Baratier, mais non.

Après tout, nous sommes des geeks donc ceci a plus sa place ici. Et comme en plus, quelque chose me dit que les médias traditionnels ne vont pas trop en parler...

Donc, voila, Dan O'Bannon est mort. Paf !

Acteur, scénariste, producteur, réalisateur, responsable des effets spéciaux, O'Bannon portait à peu près toutes ces casquettes (sauf celle de réalisateur, oui) sur le tournage de "Dark Star", le premier film de John Carpenter.

Après un détour par la case "Star Wars" (effets spéciaux), c'est surtout en tant que scénariste qu'il se fera un nom par la suite en écrivant ni plus ni moins que le script d'un petit film de S.F. qui deviendra "Alien".

On lui doit également ceux de "Lifeforce", "L'Invasion vient de Mars" ou encore "Total Recall".

Comme réalisateur, il initiera l'assez cocasse série de remakes/parodies des films de Romero intitulée "Le Retour des Morts-Vivants" ainsi qu'une curieuse adaptation de "L'Affaire Charles Dexter Ward" de Lovecraft; "The Resurrected" (vu en son temps au Bifff avec le son décalé par rapport à l'image, un grand souvenir).

Bref, l'un dans l'autre, un grand monsieur, responsable de pas mal des premiers frissons et des premières émotions de toute une génération, dont je suis.

Et ça aussi, ça méritait bien son hommage.


(* Déjà fait sur AICN, je sais, mais c'est tellement d'à propos).

jeudi 17 décembre 2009



Les aventures du buzz éclair !

"Paranormal Activity" de Oren Peli (USA); avec Katie Featherston, Micah Sloat, Amber Armstrong, Mark Fredrichs, Ashley Palmer...

Un jeune couple nouvellement installé suspecte fortement sa maison d'être hantée par une entité démoniaque. Pour en avoir le coeur net, ils décident d'installer une surveillance vidéo de tous les instants, afin d'enregistrer les manifestations nocturnes dont ils sont les victimes. Et, ce faisant, finissent par voir ce qu'ils n'auraient jamais dû voir !

Bon alors, kwé, véci ?

Qu'est-ce que vous voulez que je vous ponde à propos d'un truc pareil ?

Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir à raconter sur cette espèce d'incarnation du vide cosmique gonflée en film (et encore, "film", c'est beaucoup dire !) qui ne s'apparenterait ni à de l'enfonçage de portes depuis trop longtemps ouvertes, ni à un tir de barrage en règle sur cette bonne vieille et inévitable ambulance ?

Que dire, bon sang ? Que dire ?

ARGH !

Qu'après "Blair Witch", le coup de l'histoire vraie, du faux documentaire, du "film retrouvé mystérieusement bien après les faits" (poussé ici à son paroxysme: aucun générique, les noms du réalisateur et des comédiens n'apparaissent jamais...) commence à sentir le réchauffé, si pas carrément le verdoeft ?

Que l'excuse minable du faux docu/faux témoignage pour ne pas filmer, poser sa caméra dans un coin et attendre que ça se passe, pour roublard que ça ait pu paraître à une époque lointaine et révolue, là, c'est bon, ça va, on a donné ?

Qu'il y en a marre des soubresauts de la caméra portée à tout va (quoi que, ici, elle soit aussi souvent posée - justement - ce qui confère au film un rythme plus doux qu'à certains de ses tout aussi malheureux prédécesseurs - [REC] en tête) ?

Que pour avoir peur, ou même ne fût-ce que pour sursauter, devant un truc aussi tarte, plat et inoffensif, il faut avoir trois ans et demi et être du genre à faire dans son froc devant un vieil épisode de "Maya l'Abeille"?

Qu'il ne s'y passe rien ?

Mais alors là, RIEN, hein ? A part trois bruits de pas, une porte qui claque, une ampoule qui clignote, BOUH !... une ombre, AH !... un drap qui bouge...

Que comme il faut bien quand même remplir ce qu'il reste des 86 minutes, on passe finalement plus de temps à s'emmerder devant les états d'âmes hystérico-concons des "personnages" (des connauds de compète interprétés qui plus est par deux baudets de classe mondiale) ?

Que tout cela, derrière une campagne marketing par contre très efficace et bien menée - elle ! - (méga-buzz, c'est le moins que l'on puisse dire) n'aurait finalement pas dû quitter le niveau d'un gag sur YouTube ?

Oui, sans doute et: non, peut-être ?

D'un autre côté, avouons quand même aussi que "Paranormal Activity" (qui rafle également au passage la Palme d'Or du titre le plus tartignolement premier degré depuis le "Vicky Cristina Barcelona" de ce vieux Woody) joue efficacement sur l'angoisse générée par l'attente (on se dit tout du long qu'il VA se passer quelque chose et on s'attend toujours au pire, lequel n'arrive évidemment jamais). Et qu'une bande-son soignée, qui vous oblige toujours à tendre l'oreille, exacerbe le léger mais bien réel état de stress dans lequel on peut se trouver plongé par la chose.

Et puis, allez oui, c'est vrai, admettons que les trente dernières secondes, pour attendues qu'elles soient, font pour le coup réellement sursauter.

Mais bon: "sursauter" !

Et "trente dernières secondes", putain !!!!

C'est moins que moins que le minimum syndical, non ?
Quand même !

Alors, en gros, "Paranormal Activity", qu'est-ce que c'est ?

L'arnaque du siècle ? Peut-être pas...

Non... Je vais vous dire, en fait...

On a tous reçu un jour ou l'autre ce mail où apparait un intérieur cossu, où rien ne dépasse, où rien ne se passe. Qu'on vous demande de fixer en promettant qu'il va arriver un truc. Et quand, au bout de je ne sais combien d'interminables secondes, on s'apprête à renoncer et à refermer le brol, surgit soudain, plein pot et plein écran un visage atroce et monstrueux (genre "le retour de l'abominable enfant-chauve-souris") accompagné d'un bruit de sirène, le tout vous faisant faire un bond d'un demi-mètre devant votre PC.

Eh bien c'est ça, "Paranormal Activity". Ce n'est rien d'autre que ça: le train-fantôme ultra cheap d'un Plopsaland désaffecté.

Et, avouons-le, parler de "phénomène" ou, pire encore, de "cinéma" à propos d'un truc pareil... Faut pas pousser.

Non, non, allez...

Faut pas pousser.


Cote: °