
Quand les Césars bégaient...
OK, passons sur mon score (6/11 quand même, ce qui doit être mon meilleur résultat ever, mine de rien) pour revenir sur la cérémonie proprement dite où plutôt sur le palmarès (la cérémonie, après tout, on s'en fout, toujours aussi chiant ne serait-ce, en vrac, les jeux de mots de Dussollier - "enfin... un beau gosse... à l'origine" - le côté "bonne joueuse" de Vanessa Paradis revivant son lapsus d'il y a, quoi ? 20 ans ? la fausse bande-annonce sur Juliette Binoche - arf ! - et l'humilité touchante de Harrison Ford, César d'Honneur. Soit finalement, pas grand chose...)
Concentrons-nous plutôt sur le fait que ce fût la soirée de toute les redites....
Cinq (5 !!!!!!) Césars pour Isabelle Adjani !
Non mais enfin quoi, déjà !
Y a de quoi se poser des questions, non ?
Surtout que Madame tourne un film tous les dix ans.
Un film que personne n'a vu, pour le coup, en plus.
Ou si peu de monde...
Y avait pas moyen de le filer à quelqu'un qui ne l'avait jamais eu, tant qu'à faire ? Kristin Scott Thomas, Audrey Tautou, Sandrine Kiberlain ?
Et puis, le CI-NE-MA (sans mauvais jeu de mots) !!!!!!
Franchement, refiler un énième César de la Meilleure Actrice à une bobonne même pas foutue de simuler l'émotion et la crise de larmes de manière un temps soit peu convaincant, sérieux...
Le reste suit, bien qu'il n'y ait en fin de compte rien - ou si peu - à redire quant aux choix (bien normal que "Un Prophète" rafle la mise, après tout). Deuxième César du Meilleur Film ET du Meilleur Réalisateur pour Audiard, idem pour Arestrup en second rôle (grandiose et incontournable, il faut bien l'avouer). Emmanuelle Devos inaugure dans la catégorie du Meilleur Second Rôle Féminin, certes, mais elle avait déjà été sacrée meilleure actrice pour "Sur mes lèvres" (d'un certain... Jacques Audiard... Tiens.)
Même le brave vieux Clint (dont je suis fan, je ne m'en cache pas) récidive avec son magnifique "Gran Torino", là où on attendait Haneke et son "Ruban Blanc", devenant du coup, avec trois trophées, le recordman de sa division !
Misère !
Bien entendu, les catégories Première Oeuvre/Espoirs sont, par essence et en principe, interdites de doublons.
Oui, oui... Certes, certes...
Mais ça, c'était sans compter sur l'inédit doublé Acteur/Espoir Masculin de Tahar Rahim. Doublé qui, comme le fait logiquement remarquer Fabienne Bradfer dans je ne sais plus quelle gazette, nie carrément l'existence d'une des deux catégories.
Même le César du Meilleur Documentaire va à un film qui en rejoue un autre, à savoir "L'Enfer", d'Henri-Georges Clouzot. Et je ne dis rien sur le César du Scénario (original ou adapté), grapillé par Audiard pour la troisième fois, lui aussi.
Reste à signaler le César du Premier Film qui va, de manière surprenante, une fois n'est pas coutûme, aux "Beaux Gosses" de Riad Sattouf (la mode est aux auteurs de BD tournés réals, on en reparlera...) et celui de l'Espoir Féminin qui, sans vouloir être méchant vis à vis de Mélanie Thierry que j'aime généralement beaucoup, récompense la pire performance de sa récipiendaire (et, par delà, la seule actrice ou presque qui, à mons sens, ne le méritait pas cette année).
Voila, donc...
Des Césars plans-plans, sans surprises et ternes, même si certainement pas immérités, qui laissent dans la bouche un goût de trop peu.
Allez, jurons une fois de plus que l'on ne nous y reprendra plus.
En attendant l'année prochaine.
OK, passons sur mon score (6/11 quand même, ce qui doit être mon meilleur résultat ever, mine de rien) pour revenir sur la cérémonie proprement dite où plutôt sur le palmarès (la cérémonie, après tout, on s'en fout, toujours aussi chiant ne serait-ce, en vrac, les jeux de mots de Dussollier - "enfin... un beau gosse... à l'origine" - le côté "bonne joueuse" de Vanessa Paradis revivant son lapsus d'il y a, quoi ? 20 ans ? la fausse bande-annonce sur Juliette Binoche - arf ! - et l'humilité touchante de Harrison Ford, César d'Honneur. Soit finalement, pas grand chose...)
Concentrons-nous plutôt sur le fait que ce fût la soirée de toute les redites....
Cinq (5 !!!!!!) Césars pour Isabelle Adjani !
Non mais enfin quoi, déjà !
Y a de quoi se poser des questions, non ?
Surtout que Madame tourne un film tous les dix ans.
Un film que personne n'a vu, pour le coup, en plus.
Ou si peu de monde...
Y avait pas moyen de le filer à quelqu'un qui ne l'avait jamais eu, tant qu'à faire ? Kristin Scott Thomas, Audrey Tautou, Sandrine Kiberlain ?
Et puis, le CI-NE-MA (sans mauvais jeu de mots) !!!!!!
Franchement, refiler un énième César de la Meilleure Actrice à une bobonne même pas foutue de simuler l'émotion et la crise de larmes de manière un temps soit peu convaincant, sérieux...
Le reste suit, bien qu'il n'y ait en fin de compte rien - ou si peu - à redire quant aux choix (bien normal que "Un Prophète" rafle la mise, après tout). Deuxième César du Meilleur Film ET du Meilleur Réalisateur pour Audiard, idem pour Arestrup en second rôle (grandiose et incontournable, il faut bien l'avouer). Emmanuelle Devos inaugure dans la catégorie du Meilleur Second Rôle Féminin, certes, mais elle avait déjà été sacrée meilleure actrice pour "Sur mes lèvres" (d'un certain... Jacques Audiard... Tiens.)
Même le brave vieux Clint (dont je suis fan, je ne m'en cache pas) récidive avec son magnifique "Gran Torino", là où on attendait Haneke et son "Ruban Blanc", devenant du coup, avec trois trophées, le recordman de sa division !
Misère !
Bien entendu, les catégories Première Oeuvre/Espoirs sont, par essence et en principe, interdites de doublons.
Oui, oui... Certes, certes...
Mais ça, c'était sans compter sur l'inédit doublé Acteur/Espoir Masculin de Tahar Rahim. Doublé qui, comme le fait logiquement remarquer Fabienne Bradfer dans je ne sais plus quelle gazette, nie carrément l'existence d'une des deux catégories.
Même le César du Meilleur Documentaire va à un film qui en rejoue un autre, à savoir "L'Enfer", d'Henri-Georges Clouzot. Et je ne dis rien sur le César du Scénario (original ou adapté), grapillé par Audiard pour la troisième fois, lui aussi.
Reste à signaler le César du Premier Film qui va, de manière surprenante, une fois n'est pas coutûme, aux "Beaux Gosses" de Riad Sattouf (la mode est aux auteurs de BD tournés réals, on en reparlera...) et celui de l'Espoir Féminin qui, sans vouloir être méchant vis à vis de Mélanie Thierry que j'aime généralement beaucoup, récompense la pire performance de sa récipiendaire (et, par delà, la seule actrice ou presque qui, à mons sens, ne le méritait pas cette année).
Voila, donc...
Des Césars plans-plans, sans surprises et ternes, même si certainement pas immérités, qui laissent dans la bouche un goût de trop peu.
Allez, jurons une fois de plus que l'on ne nous y reprendra plus.
En attendant l'année prochaine.





