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dimanche 22 mai 2011

Pendant ce temps-là, sur la Croisette...

Croyez-le ou non, peut-être pour la première fois depuis que je suis le Festival de Cannes on n'a pas entendu chanter sur tous les tons que l'édition annuelle était "faible". Que du contraire, même... D'un avis quasi unanime, c'était une grande année.

Du coup, le palmarès est beau mais oublie en route quelques favoris... Que voulez-vous, trop de bons films, hein...

La plus grande surprise vient de l'absence au palmarès de la grandissime favorite au Prix d'Interprétation Féminine, Tilda Swinton, coiffée sur le poteau par Kirsten Dunst (comme quoi, malgré ses déclarations fracassantes et autres provocs, Lars von Trier-le-Mysogine porte chance à ses actrices: troisième comédienne récompensée pour un de ses films après Björk et Charlotte Gainsbourg).

Pour le reste, la Palme d'Or va assez logiquement à la symphonie new age de Terrence Malick, "Tree of Life", Dujardin fais un Prix d'Interprétation Masculine très populaire ce qui devrait être un plus pour l'image du Festival et - comme leur compagnon de Grand Prix Nuri Bilge Ceylan - les Dardenne continuent à engranger les récompenses. Encore un Prix Spécial du Jury et un Prix de la Réalisation et ils auront fait le tour...

Ah oui... Et je suis content pour Maïwenn Le Besco dont le discours heurté et ému était très à l'image de ses films (Prix Spécial du Jury pour "Polisse") et pour Nicolas Winding Refn dont le travail impressionnant est enfin reconnu à sa juste valeur (Prix de la Réalisation pour "Drive").

Voili voilà... Tout ça ne va pas bien loin, comme d'habitude mais bon, allez, ça ne mange pas de pain...

En tot volgende jaar...

dimanche 30 mai 2010


Pendant ce temps-là, sur la Croisette...

Allez, faisons quand même aussi notre traditionnel billet sur le Festival de Cannes, 63ème du nom...

Pas qu'il y ait grand chose à en dire, tous les observateurs s'accordant pour dire que cette édition fut globalement... pas terrible (j'ai l'impression d'entendre ça tous les ans, notez...).

Beaucoup de désistements (le volcan, que voulez-vous..), peu de rebondissements, des films... bof (paraît-il, je n'en n'ai forcément encore vus aucuns, même pas le "Robin des Bois"), peu de paillettes...

Un festoche plan-plan, un peu à l'image du Bifff, donc...

Qu'en dire, alors ? Que dalle ?

Oui, ou alors des trucs anodins et je ne vais pas m'en priver...

Je suis content, outre les évidentes qualités artistiques du gaillard (je vous conseille "Blissfully Yours", juste pour voir) qu'Apichatpong Weerasethakul soit reparti avec la Palme d'Or pour "Oncle Boonmee"...
D'abord parce que ça à provoqué des réactions en tout genre, ce qui est toujours gai, ensuite parce que ce type à un nom imbitable qui me fait rire (ça me fait penser à Chapi Chapo, voyez l'genre).

Idem pour le Prix Spécial du Jury parce que, outre le fait qu'il récompense un film africain (tchadien, en l'ocurrence) ce qui est déjà inédit, il va à un brol qui s'appele quand même "Un Homme qui Crie n'est pas un Ours qui Danse", excusez du peu !

A part ça, rien.

Content pour Javier Bardem et Mathieu Amalric, que j'aime d'amour tous les deux et intrigué par le Grand Prix, ce fameux "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois.

Tout cela valait-il un billet ? Je vous le demande.

Mais vu comme j'écris, ces derniers temps, c'est toujours ça de pris, non ?

Et puis ça permet de placer une photo avec Charlotte Gainsbourg ce qui, après tout, hein... Après tout...

mardi 26 mai 2009



Pendant ce temps-là, sur la Croisette...

Allez, avant d'attaquer de front ce monument de bêtise qu'est "Anges et Démons" (à la limite du pas croyable, je vous jure!) faisons un léger et surtout rapide détour par Cannes afin de commenter en vitesse le palmarès avant qu'il ne soit trop tard et qu'on n'en soit déjà arrivés à l'heure de la prochaine Mostra (du 02 au 12/09)...

On l'a assez braillé sur tous les toits, le Festival des Festivaux était cette année un événement quasiment réservé aux abonnés.
Quasiment 50% des réalisateurs présents en compète avaient déjà été récompensés d'une manière ou d'une autre lors des éditions précédentes, certains même plusieurs fois.

Du coup, force est de reconnaitre que - en tout cas sur le papier (forcément, ce sont des films inédits, on n'en a donc vu quasiment aucuns. Un seul en fait, voire plus bas...) - ce cru 2009 était alléchant et même impressionnant.

Et le palmarès est à l'avenant, forcément, récompensant des pointures et se risquant dans la redite (Andrea Arnold: deux films et deux "Prix Spécial du Jury", faut le faire!).

Réjouissons-nous, donc, de la Palme d'Or obtenue par le sémillant et très fréquentable Michael Haneke (déjà Grand Prix pour "La Pianiste" et Prix de la Mise en Scène pour "Caché").
Même si le fait qu'il reçoive la récompense suprême de la part d'un jury présidé par Isabelle Huppert (Prix d'Interprétation pour "La Pianiste", justement) peut sembler pour le moins... bizarre...

Mais baste, le gaillard est l'auteur de l'un des plus grands films de l'histoire de l'Univers Connu ("Funny Games", oui) et il parait que "Le Ruban Blanc" palmé est qui plus est - de loin - son meilleur film (même si c'est Libé qui l'affirme, il est donc normal de se méfier).

Remarquons juste que "Un Prophète", l'autre grand favori, doit se "contenter" du Grand Prix et que la rumeur veut que les délibérations du jury furent rien moins que houleuses (les regards en biais lancés par James Gray durant la Cérémonie de Clôture en disaient long sur la question)...

Pour le reste, rien que de très normal: Charlotte Gainsbourg (uuuuuuuuuuuuultra favorite) et Christoph Waltz (outsider pourtant souvent cité dans les pronostics) se partageant les prix d'interprétation respectivement pour le prétendument très sulfureux "Antichrist" de Lars von Trier-le-danois-en-kilt qui en a déjà fait d'autres et pour "Inglorious Basterds" de Quentin Tarantino.

On regrettera juste, pour l'avoir vu, celui-là, que le très beau "Etreintes Brisées" d'Almodovar, l'éternel Poulidor cannois (pour paraphraser Libé, une fois encore) reparte bredouille...

Mais bon, tout cela n'est pas bien grave...

Allez, on referme la paranthèse strass et paillettes et retour aux activités normales.